Art collage : Le blog des colles !

Art du collage : le Blog des Colles de Pierre Jean Varet, collagiste et auteur de nombreux livres sur l'histoire de l' art du collage et ses techniques. Vous trouverez ici chaque semaine des nouveaux billets sur l'art du collage : humeurs, opinions, révélations, etc.

Une révolution pour tous les collagistes...repositionnables

23février

Une révolution pour tous les collagistes…repositionnables

J’ai durant vingt années épluché les faits divers, tant dans les journaux et magazines que sur internet, à la recherche de tout ce qui avait trait à la colle et au collage. J’en ai tiré le fort désopilant ( !) ouvrage « Des collages à tous les étages Â» , récemment publié ( disponible dans les Fnac, et sur artducollage.com, merci bien ! ). Cependant l’ouvrage publié – j’ai conservé cette manie de continuer mes recherches. J’en abreuve assez souvent les résultats plus ou moins picaresques sur le blog Artcolle. Mais ce que je viens de découvrir – dans un journal portugais – dépasse tout ce que j’avais pu constater sur la science de l’homme relative à la colle et au collage. Et cela n’est pas affaire de malentendu, sachant que certains d’entre vous auront vite fait d’associer le Portugal avec … les Portugaises ensablées. Diantre non, c’est une affaire sérieuse et révolutionnaire pour tout à chacun ayant sa chacune, et pour tout à chacune ayant son chacun. Et c’est là une nouveauté pour le moins décollante : la société des colles Loctité vient de mettre en vente – à grand renfort d’encart publicitaire dans la presse portugaise et ce à l’occasion de la Saint Valentin - une colle spéciale pour coller définitivement l’alliance à l’annulaire du mari ; sans pour autant être nocive au contact de la peau. Par cette délicate attention « non nocive au contact de la peau Â» nous noterons que la société Loctité vise là comme clientèle les épouses ayant des maris infidèles, mais non les futures veuves joyeuses. Le slogan publicitaire est particulièrement explicite : « Votre mari n'est pas infidèle…mais aime bien regarder les autres femmes ? Alors utilisez la colle Loctite sur son alliance ! ». Autrement dit, à la vue d’une jolie fille – brune, forcément brune - le mari ne pourra subrepticement enlever son alliance le temps d’un regard, ou plus si affinité. L’alliance restant indécollable - comme certaines pensions alimentaires, soit dît en passant. Nous savions d’or et déjà que vivre à la colle était une destinée pour les collagistes, mais à présent – progrès de la science oblige – les collagistes deviendront, grâce à la colle spéciale pour alliance, des… indécollables. Je ne sais si je dois me réjouir que cette colle ne fut pas inventée plus tôt. Marié, et divorcé encore plus rapidement, cette colle eusse t-elle changé mon destin d’anodin dérisoire auprès des gentes brunes ? Pour ma part, si j’étais une société concurente de cette firme portugaise, je mettrais également aussitôt sur le marché une colle spéciale pour alliance, mais dans la version : « colle repositionnable Â» - surement plus adaptée aux mâles adaptés, aux cÅ“urs solitaires dans la multitude des sentiments énamourés, et à l’éternelle promesse, parfois plus volatile que l’éther. Le mot repositionnable possède d’ailleurs en lui-même la sensualité du mot position. Mais là hélas, il est fort inutile que je fasse référence au kamasoutra en douze volumes : a mon âge, seul le dépliant sur une demi-page concernant la position du quinquagénaire me serait largement suffisant. Mais revenons donc à cette colle qui va en coller plus d’un ! Dans de nombreuse interview j’ai souvent déclaré qu’entre l’art du collage et moi-même – 30 années de passion – c’était comme « des noces de papier ». Remarquez là toute mon objectivité, car vu mes revenus de collagiste, il eut été risible que j’emplois le terme « noce de diamant Â» ! La société Loctité, elle, a nommé sa colle spéciale alliance indécollable : « Noce de colle ». Qui l’eu crut ! Noce de colle, peut être, mais pour ceux qui auront cette alliance collée avec la Loctité, cela ne sera surement pas tous les jours la noce… du moins pour certains collagistes volages. Pierre Jean http://pierrejeanvaret.artducollage.com

Art du collage : Des semelles pour changer sa démarche artistique

10février

Nous savions déjà que parfois ça colle pas fort.

C'est surement pour éviter cette baisse de tension cérébrale que les chercheurs de l'université Cornell (USA) ont inventés des chaussures pouvant se coller et se décoller des murs.

Le système est encore assez imposant : ce sont des semelles composées d'une plaque couverte de trous, qui repose sur un réservoir d'eau fermé par une plaque poreuse. Quand un champ électrique est appliqué au dispositif, l'eau chauffe et – je vous passe les détails scientifiques et techniques rapporté par le Nouvel Observateur – la tension des gouttelettes génère une force qui permet de faire adhérer la plaque en utilisant le champ magnétique.

Bref, on peut marcher au mur et au plafond.

Ceci est un grand pas pour l'homme, et une nouvelle semelle pour le collagiste.

Car si parfois celui ci peut ressentir dans sa démarche artistique quelques dépréciations face à la poésie, et ses illustres représentants comme Rimbaud, surnommer le poète aux semelles de vent, nous pouvons à présent nous présenter – comme collagiste, certes – mais aux semelles auto-collantes.

Nous voyons d'or et déjà toutes les applications possibles et merveilleuses que cette invention nous promet.

Ne serait-ce que, par exemple – pour les vieux collagistes qui, comme moi, à force de cogiter sur l'avenir de l'art du collage, possèdent à l'insu de leur plein gré une araignée au plafond : il suffira dès lors de chausser les semelles auto-adhérentes pour aller la déloger.

Est-ce que cela nous empêchera pour autant de marcher sur la tête à force de réflexion, ceci est une autre histoire, que même les chaussures pour coller aux murs ne nous expliquent pas.

En attendant, je préfère chausser mes bottes de sept lieux, emprunté au chat botté, un soir où justement comme celui-là, chat collait pas fort du tout.

Pierre Jean

L’ art du collage, ça carbure !

28janvier

L’art du collage, ça carbure !

Nous savions depuis belle lurette que l’industrie automobile travaillait sur de nombreux projets pour remplacer tôt ou tard nos carburants traditionnels. Sans parler de l’Arlésienne – le fameux moteur à eau – ni de mes propres rêves – le moteur à rakia – nous connaissons tous au moins les avancées certaines du moteur électrique qui équipe à présent de nombreuses automobiles. Mais la vraie nouveauté nous provient du Danemark. C’est en effet la société danoise Haldor Topsoe qui vient de mettre au point un procédé dénommé la liqueur noire. Quelle est donc cette liqueur, me demanderez-vous, assidu comme vous êtes de mes informations, et autant avide de liqueur que moi. Cette liqueur noire est un carburant, présenté comme le meilleur des carburants écologiques, et obtenu à partir de déchets de papier. Le rendement est très bon et la combustion des moteurs se fait sans suie. C’est grâce aux déchets de papier, transformé par voie chimique en un DME (diméthyle éther) que le papier se fait carburant. Il ne faudrait pas sourire à cette information : la célèbre marque automobile Volvo est associé à ce développement inattendu du papier, et déjà on trouve en Suède des stations qui distribuent du DME. Pour l’instant se sont les camions qui l'utilisent, mais pour demain cela sera pour vos propres voitures. Cela va bien sur causer un grand problème aux collagistes, qui jusqu’à présent étaient les premiers recycleurs – non subventionné – de papier. C’est dire que l’avenir du collagiste – si ce n’est celui de l’art du collage - s’assombri, et que de trouver des magazines abandonnés – dans les poubelles, les salons de coiffure, et la salle d’attente du toubib – va devenir de plus en plus rare : chacun les ramenant chez soi pour en faire du carburant bon marché… Aucun essai à ce jour ne précise qu’elle est l’adhérence obtenue en roulant avec ce nouveau combustible. Mais il est fort à parier que les collagistes qui utiliseront la liqueur noire pour leurs propres automobiles, auront pris soin – déformation artistique oblige – de rajouter quelques cuillères de colle au carburant de papier recyclé pour mieux adhérer aux virages. Et ainsi d’éviter certains dérapages : comme celui de vouloir mettre l’art du collage au défi, par exemple. Bien que pour moi cela ne soit pas un dérapage, mais bien au contraire une bonne tenue de route… pjv

De l'art du collage au racolage

20janvier

Je me permet parfois de paraphraser la devise de la ville de Paris : Fluctuat nec mergitur, par un : Pierre Jean flotte mais ne coule pas dans la Rakia. D’ailleurs la bouteille de Rakia je l’avais oublié depuis deux mois. Jusqu’en ce début d’après midi où une jeune brune que je connais de vue – la boulangerie est le hall des cÅ“urs esseulés et l’antichambre des maisons de retraite - est venue frapper à ma porte pour m’emprunter quelques cigarettes. Je me suis exécuté bien sur. Nous avons échangé quelques mots banals autant que nicotimiques – bien qu’elle avait un Å“il intrigué par mon flot de papier et de livres sur la table – en partant elle a raté la marche : merci aux talons hauts qui rendent les hommes moins petit dans leur utilité – et je l’ai rattrapé au vol. Au passage, il faudra que je songe à augmenter la hauteur de cette marche. On imagine jamais l’utilité que peut avoir une marche, dans la démarche des destins croisés et du hasard. Fort est de constater que j’ai gardé la main – et même les deux - pour rattraper les brunes en vol. Malheureusement, j’ai beau interroger les nuages, il n’y a plus guère de brune en survol dans nos contrées. Les Airbus les en auront chassées. Inconsciemment – ou non - c’est toujours aux hanches que je rattrape les brunes. C’est une façon de jeter l’ancre. Mon coté marin surement – j’ai un pied marin et l’autre à terre - mon gout d’arrimer l’ivre bateau du cher Arthur à quelque port de bonne fortune. Bref, l’incident clos – qui ne mériterait aucune ligne si ce n’est que de changer , tel le nez de Cléopatre, la face de l’empire Romain - je me suis remis au travail. Cinq minutes. Pas plus. Impossible de me concentrer à la tache du jour pourtant hardiment commencé le matin même – la gestion du prochain salon du collage – et au final je suis parti pour une promenade aux étangs, accompagné par un Verlaine au vent mauvais et à l’humeur songeuse - si ce n’est appesanti par l’addition des ans et la soustraction de mes vertèbres. Au retour : Rakia et Polnareff. Polnareff c’est pour les rencontres. Je garde Ferrat pour les ruptures. Et Férré, pour les pensions alimentaires. Je suis toujours heureux de constater que je peut établir moult théories sur l’art du collage et tout oublier en un quart de seconde pour le regard d’une brune. Les brunes c’est mieux que l’alcool de prune, parole d’alambic. Et si de l’art du collage au racolage, il y a des soirs où mon cÅ“ur balance, ce n’est pas faute d’inspiration. Tant qu’il y aura des brunes - inspirer, expirer – est là le seul souhait que j’embrasse..

Bien à toutes et tous - Pierre Jean - http://www.artducollage.com

Information for the American collagist

15janvier

Information for the American collagist. For the first time in a gallery in France: Contemporary aspect of the art of the collage in the USA

Gallery Luft - Paris - July 2010 Exhibition opened 6 days. Organization.- Management : Artcolle – PJ Varet – Gallery Luft Condition of participation, click here Or go here : http://international.artducollage.com/exhibitionapril2/index.html

Collarius, l'art du collage te salue !

8janvier

Texte extrait du livre : Des collages à tous les étages, de PJV. Nous apprenons dans un sondage publié dans l’ouvrage Le collage dans tous ses états, troisième volume de la série L’art du collage à l’aube du XXIème siècle, que pour 9% des collagistes, Collarius est le premier inventeur-précurseur de l’art du collage. Nous ne pouvons là que saluer la mémoire collective des collagistes qui rendent ainsi hommage au premier d’entre eux. Mais qui était donc ce Collarius ? C’est grâce aux ouvrages historiques de Plutarque, de Suétone, de Plim l’ancien et dans les « Commentaires de la conquête de la Gaule Â» de Jules César que nous en retrouvons la trace. Octave Dominitus Collarius naquît à Rome vers l’an 95 avant Jésus Christ. Il eut un parcours politique classique (cursus honorum) : d’abord tribun militaire, il devint questeur puis édile, prêteur urbain et enfin magistrat de la Rome antique. C’est vers l’an 75 avant JC qu’il se noua d’amitié envers le jeune Jules César, amitié qui finira par le conduire à sa propre perte. Vers 30 ans, à la mort de son père, il prend la direction de l’entreprise familiale et révolutionne à sa manière la fabrication du papier. Jusqu’alors tout le papier provenait d’Egypte, puisqu’il était exclusivement conçu à partir de l'écorce d'une plante aquatique qui ne poussait qu’en Egypte. Suivant la description que Pline nous donne de cette plante, elle avait neuf ou dix coudées de hauteur ; sa tige était triangulaire, de grosseur telle qu’on pouvait la tenir enfermée dans la main. Sa racine se terminait par un panache composé de pédicules longs et faibles. L'écorce extérieure de la plante ne servait point à former le papier : les lames intérieures étaient les plus recherchées ; de là vient qu'on distinguait, dans le papier de Rome, plusieurs qualités et plusieurs prix. On assemblait sur une table des lames de toute la longueur qu'on pouvait conserver, et on les croisait d'autres lames transversales, qui s'y collaient par le moyen de l'eau et de la presse ; ainsi ce papier était composé de plusieurs lames ; il paraît même que du tems de Claude on fit du papier de trois couches. Le papyrus étant transporté de l’Egypte à Rome, son prix était donc fort élevé. Mais Collarius eut l’idée de faire fabriquer le papier à partir d’une plante nommée papero, qui croît en Sicile et ressemble beaucoup au papyrus d'Egypte. D’autre part, il introduisit dans la fabrication du papier l’utilisation de la colle afin que le papier ne boive pas l’encre. Ce qui est toujours d’usage de nos jours. A l’époque, cette colle se préparait avec de la fleur de farine détrempée dans de l'eau bouillante, sur laquelle on jetait quelques gouttes de vinaigre, ou avec de la mie de pain levé, détrempée dans de l'eau bouillante et passée par l'étamine. Ensuite on battait ce papier avec le marteau ; on y passait une seconde colle, on le remettait en presse, et on l'étendait à coups de marteau. Ce récit de Pline est confirmé par Cassiodore, qui, parlant des feuilles de papyrus employées de son temps, dit qu'elles étaient blanches comme la neige, et composées d'un grand nombre de petites pièces, sans qu'il y parût aucune jointure : ce qui confirme l'usage de la colle. Impressionné par les archers Parthes du roi Orodès 1er (65-37) qui battirent les légions romaines commandées par Licinius Crassus Dives ( 115-53) lors de la bataille de Carrhae (63) dans le désert de Syrie, il révolutionna également la fabrication des arcs en utilisant – comme les Parthes - la colle de tendon pour la fabrication des archeries. Jusqu’alors les romains utilisaient une colle à base de vessie natatoire de poisson. La colle de tendon équivalait en performances la colle époxy vendue de nos jours dans les magasins spécialisés. C’est donc dans cet environnement de papyrus et de colle que l’on sait, par les écrits de Suétone en particulier, que lors de ses brefs repos Collarius s’adonnait à un loisir qui consistait à utiliser des chutes de papier et à les recoller sur du papyrus épais, pour imiter, en y disposant des fragments encollés et peints avec de l’ocre naturelle, les représentations divines des dieux romains. Il semble qu’il ne fit jamais commerce de ce loisir mais en offrit à moult hauts dignitaires de Rome, dont Pompée et César. Cette occupation est également attestée dans les écrits de Plim l’Ancien – bien que fort brièvement – ainsi que par une phrase dans les Commentaires de la Conquête des Gaules de Jules César. Collarius épousera la sÅ“ur de Jules César, Julia Caesaris, en l’an 45 avant Jésus Crist, et eut deux enfants morts en jeune âge : Clodius et Caius. Lorsque, après ses conquêtes en Orient et en Gaule, César fut nommé dictateur à vie, il adaptat les institutions romaines, et récompensant ses partisans, se donna le pouvoir de désigner lui-même à la nomination directe les magistrats, dont Collarius. Mais l’amitié que portait Collarius à son beau-frère le conduisit à lui rendre des services peu recommandables. Il aurait ainsi servi d’alibi dans les relations particulières qu’entretenait César avec Servilia Caepionis, mère de Brutus, Tertulla, femme de Marcus Crassus, et Mica, la femme de Pompée. On le dit également impliqué dans la substitution d’une perle d’une valeur de six millions de sesterces, lors d’un Triomphe célébré à Rome. Après l’assassinat de Jules César (44) dans la salle du sénat de la Curia Pompéia, - tué par 23 coups de poignards, dont celui de son propre fils Brutus –, Collarius se retira de la politique et de la vie publique. Mais la destinée le rattrapa à peine deux années plus tard lorsqu’il fut à son tour assassiné sous les ordres de Caius Matius, dont le mobile semble au final assez flou. Suètone laisse cependant entendre dans ses récits que Collarius aurait détenu le secret du nom du vrai progéniteur de Césarion, fils présumé de Jules César et de Cléopâtre. Aucun collage ne subsiste de lui. L’incendie de Rome, survenu en 64 après Jésus Christ, en aura effacé toutes traces. Ave Collarius ! Le monde de l’art du collage te salue ! Texte extrait du livre : Des collages à tous les étages, de PJV.

Chestita nova godina : l'art (du collage) n'a pas de frontière

30décembre

Bonne année à vous toutes et tous - chestita nova godina -Vesseli praznitsi – happy new year- Een Plesierige Kerfees - Gezur Krislinjden - Froehliche Weihnachten – Shenoraavor Nor Dari yev Pari Gaghand - Zorionak eta Urte Berri On - Vesele Vanoce - Boas Festas e Feliz Ano Novo - Bon Nadal i un Bon Any Nou - Feliz Navidad - Gun Tso Sun Tan'Gung Haw Sun - Kung His Hsin Nien bing Chu Shen Tan - Pace e salute - Jutdlime pivdluarit ukiortame pivdluaritlo - Gajan Kristnaskon - Roomsaid Joulu Puhi - Kala - Christouyenna - Mele Kalikimaka - Mo'adim Lesimkha. Chena tova - Shub Naya Baras - Kellemes karacsonyi unnepeket - Selamat Hari Natal - Buone Feste Natalizie - Nodlaig mhaith chugnat - Shinnen omedeto. Kurisumasu Omedeto – Natale hilare et Annum Faustum - Priecigus Ziemassvetkus - Linksmu Kaledu - Meri Kirihimete - Gledelig Jul - Wesolych Swiat - Boas Festas - Sarbatori vesele - Pozdrevlyayu s prazdnikom Rozhdestva is Novim Godom - Hristos se rodi - Cestitamo Bozic - kou'un o inoru - muchas felicidades - best wishes - meine besten Wünsche – parhaat terveiset - Hyvää Joulua" -Onnellista Uutta Vuotta - Wszystkiego najlepszego - tanti auguri - geriausi linkejimai – sve najbolje - Gezuar - Jag önskar dig all lycka - toate cele bune! - beste wensen - Shubha kaamnayè - vsechno nejlepsi - vsetko najlepsie – Qui tot vos vaye bén èt bone anéye – Sok sabaï - Feliz Natal e próspero ano novo – Schéi Feierdeeg an ee gudde Rutsch an'd néi Joër - Palju õnne - Til lykke - Beste wense - Sawatdii Pimaï - Ataîbe Al Moutamaniate – sinceros votos - yilbasiniz kutlu olsun – stastny novy rok - Godt nytt Ã¥r - tse milores - gelukkig nieuwjaar – Et en Breton : BLOAVEZ MAT !!!! Rien ne vaut un verre de rakia pour commencer une nouvelle année ! A votre santé - natch dravé !

Plovdiv, l' Art du collage & les enfants du cancer

14décembre

Le mois de décembre avance vite, et ça commence à sentir le sapin de Noel… une occasion – pendant que les cÅ“urs ont la parole – de conjuguer art, art du collage, et les enfants du cancer. Depuis 2003 je gère – bénévolement – l’opération Atout CÅ“ur d’Artiste au bénéfice des enfants du cancer de l’hôpital universitaire de Plovdiv ( Bulgarie) à travers – il va s’en dire – l’art du collage. Interrompue en 2007, voici la réactivation de l'opération Atout CÅ“ur d'Artiste qui à permis de rénover ( mais ce n'est pas fini ! ) le service pédiatrie (enfants du cancer) de l'hôpital universitaire de Plovdiv (Bulgarie). Cette opération est faîte en collaboration avec le Professeur Ghénev, Président des pédiatres Bulgares, et la City Gallery of Fines Arts de Plovdiv.. Vous trouverez sur ce - tout nouveau - site dédié à cette action : http://atoutcoeur.artcolle.com des photos des travaux réalisés jusqu'à ce jour, ainsi que divers documents, des collages originaux en vente à partir de 6 euros au bénéfice de cette action, mais aussi une vidéo de Plovdiv, ma ville de cÅ“ur, et ville où naissent mes livres sous les presses des imprimeurs. Merci de ces quelques minutes que vous consacrerez à cela - et à ceux là. pierre jean

L' art du collage dans tous ses états

9décembre

Vient de paraître : L'art du collage dans tous ses états. Troisième volume de la série " L'art du collage à l'aube du vingt et unième siècle" 136 pages dont 84 reproductions couleurs pleine page - Format du livre : 21 x 28 cm, relié. Disponible sur le site d'Artcolle, certaines Fnacs, et bien sur à la librairie Rochas, 30 Boulevard de Charonne, 75020 Paris ( métro : Avron ). Présentation : L'art du collage dans tous ses états Cet ouvrage, le troisième d’ une série consacrée à l’ art et à la pratique du collage nous laisse entrevoir ce que peut être le quotidien du collagiste. Pratique par essence déstructurée et art de l'indiscipline par excellence, le collage s'accorde mal en effet avec une vie sociale structurée : coller n’importe quoi, n'importe où et dans n importe quelles conditions est tout un art certes mais pas forcément une partie de plaisir. Comment en vient-on à consacrer son temps à une activité aussi régressive que de recoller ce que l’on vient de découper ou déchirer ? Dans quelle organisation du temps et de l espace intégrer cette pratique qui ne se satisfait que de la marge? Englué dans sa pratique chronophage , envahi de déchets de toutes sortes, ,le collagiste dispose en effet rarement d'un SMIC garanti (Salaire Minimum Indispensable au Collagiste) ,d’un espace d’archivage et encore moins d’un atelier (en l’ occurrence, la planche à découper de la cuisine fera effectivement office de... planche à découper.) Bref, la vie de collagiste est un ensemble de contingences matérielles, faite de contraintes d’approvisionnement, de gestion des stocks et de recyclages des matériaux…Préoccupations très modernes finalement,- à l ère du développement durable - et contraintes drastiques certes , mais dont le dépassement constitue précisément tout l’enjeu artistique d’une pratique encore en panne de reconnaissance artistique. Cette incursion dans le « quotidien collagiste Â» est donc un témoignage de l originalité des expériences individuelles, aussi diverses et riches que la matière première qui compose les Å“uvres présentées en annexe.

Sommaire :

Introduction Kolla-collage SDF dans l'art Collagistes, tous complices ! Toc Toc c'est le collagiste Le premier collage Comment on en vient à coller Le collagiste dans la société Vie de collagiste comment dire ? La société vis à vis du collagiste Abonné au Littré absent Vol et collage Ne dites pas que je suis collagiste, mon galeriste me croit peintre Technique mixte et collage Du collage à la collection Collage et subversion Lettre à un jeune collagiste L'empreinte du collagiste L'écho logique du temps et des déchets Coller est-ce panser ? Le collage exutoire Un cas des colles Collage en milieu psychiatrique Collage et Alzheimer Atelier collage Performances dans l'art du collage Du collage et de l'art brut Du collage et de la poésie Du collage et des Beaux Arts Du collage et de la toile Des collagistes et de l'art du collage Des organisations consacrées à l'art du collage L'Alliance Internationale Une exposition itinérante Des lendemains qui collent Nos collages après nous Du collagène à l'art du collage

La liberté est un collage ?

6novembre

Si je devais rester une seule journée sans avoir une nouvelle montagne en vue à franchir je pense que l’ennui commencerait à m’envahir, et que par conséquent l’heure de la retraite définitive sonnerait. Mais avant l’heure, c’est pas l’heure (dixit : mon grand-père). Le troisième volume de l’art du collage à l’aube du XXIème est en cours d’impression – un autre livre « Des collages à tous les étages Â» aussi – ainsi que la réédition du premier volume. Un quatrième volume n’est pas d’à propos : il n’est pas sûr que cette série puisque avoir un jour un quatrième volume. En ajouter pour en ajouter risquerait la répétition et/ou la confusion. A moins que cela soit pour faire table rase et considérer une nouvelle approche de l’art du collage – ni cubiste ni dadaïste ni surréaliste- mais ceci est une autre histoire, un autre sujet en devenir – auquel je pense beaucoup – passionnément - à la folie - mais qui n’est pas l’objet de ce message : avant l’heure, c’est pas l’heure ! J’ai des ouvrages en projet – dont une biographie de Dufresny – mais qui ne correspondent pas à la forme habituelle de nos ouvrages communs : textes et reproductions de différents artistes. Et il n’est pas temps de retenter une nouvelle édition du dictionnaire des collagistes – édité en très petit nombre et avec les moyens du bord de l’époque- en 1998. Mais comme je suis têtu, ce n’est pas un échec qui me fait renoncer à un projet si j’estime celui ci intéressant. Reste sur la table de dissection des projets un ouvrage commencé – et édité 2 fois en deux versions différentes – dont une nouvelle édition finale et à la hauteur « du personnage Â» me semble nécessaire. Je pense à un livre hommage à Jiri Kolar, le maître de l’art du collage. Ce projet d’édition définitive – comprenez par-là de nouvelle édition aboutie - consisterait en : Une biographie de Jiri Kolar ( déjà écrite : à remanier) Un inventaire de ces inventions coté technique de l’art du collage Des témoignages ( j’ai pris contact en cela avec ses proches). Il y a mille façons de faire un collage-hommage : vers la pensée de l’artiste, sa vie, son Å“uvre, ses techniques, ce que nous ressentons, etc. Bien évidemment chaque participant recevra un texte biographique détaillé de Jiri, et un site privé sera mis en ligne pour vous imprégner de son Å“uvre. Cela serait le seul unique livre de collagiste rendant hommage à un autre collagiste. Le titre ? Kolar avait pour devise : « la liberté est un art ». Je garde pour le projet de ce livre ce titre pour l’instant provisoire : « La liberté est un collage ». Editer ce livre pour Noël 2010 n’est pas impossible. A 80 participants c’est jouable si des commandes en souscription des amateurs de l’art du collage suivent. Comme il s’agit de Jiri Kolar des contacts avec certaines galeries – je pense à une précisément - peuvent se faire aussi pour des précommandes. Mais un livre quelque peu thématique n’est pas une mince affaire – bien qu’il souligne tout le sérieux de l’art du collage et des possibilités de ses acteurs. Ce projet me tente, car il s’agit de Jiri Kolar. Et que de toute manière, d’une façon comme d’une autre, je ne puis faire autrement que de le réaliser. Me suivrez-vous ? Merci de votre réponse ! Pierre Jean, actuellement proto-bulgare à Plovdiv. Ps : concernant la suite des infos du 3ème volume L’art du collage dans tous ses états & des nouveaux projets cela sera sur le groupe Yahoo d’Artcolle – auquel je vous invite expressément à vous inscrire – si cela n’est déjà fait. Merci de noter que la configuration de votre inscription vous permet de choisir de recevoir ou non des messages du groupe, de prendre des infos uniquement sur la page du groupe, mais aussi d’annoncer votre expo, votre site internet aux 250 membres, d’ouvrir un album, etc. INSCRIVEZ VOUS ICI – merci !

Art Collage Alliance

17octobre

Many comment for Art Collage Alliance, please write them here (so that the other organizations of the Alliance can read them ) Thank you very much. here !Beaucoup de commentaire pour Art Collage Alliance, écrivez-les ici, ,pour que les autres organisations de l'Alliance puissent les lire, merci beaucoup. ici !

Collage Art Alliance : L’Alliance des organisations de l’art du collage

17octobre

17 octobre 1992 – 17 octobre 2009 : 17ème anniversaire d’Artcolle. Je suis heureux en ce jour du 17 octobre 2009 – moi qui ai toujours aimé fédérer – de vous annoncer la naissance officielle de : Art Collage Alliance.

L’Alliance des organisations de l’art du collage

C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour l’art du collage et des collagistes. Depuis août 2002, date de ma première proposition – maladroite comme l’approche d’un premier amour - je rêvais de cette conclusion. Mais tant de choses ont retardé cette annonce : le temps de se connaître, le temps de s’apprendre et de se reconnaître, le temps de s’unir… Enfin, après moults échanges à travers les messageries électroniques, est née l’International Alliance of Collage Organizations. C’est à dire l’Alliance des organisations de l’art du collage. Elle regroupe les trois seules organisations internationales fédérant les artistes collagistes et ayant une – ou plusieurs – expositions annuelles. Ces organisations sont la National Collage Society, créée et dirigée par Gretchen Bierbaum ( U.S.A.), l’International Collage Exchange, créé et dirigé par Dale Copeland (Nouvelle Zélande), et bien sur Artcolle (France), créé et dirigé par votre serviteur. Ces trois organisations unissent dès à présent leurs efforts pour faire connaître l’art du collage au plus grand nombre, au-delà des frontières, et offrir à travers leurs expositions et manifestations annuelles l’opportunité à chaque collagiste , quel que soit son lieu géographique, de participer à leurs organisations respectives. C’est une alliance d’amitié, de respect réciproque, et de passion pour l’art du collage qui font que ces trois organisations internationales font cause commune dans l’intérêt des collagistes et de l’art qu’elles défendent depuis de nombreuses années individuellement . Si l’art a parfois du mal à reconnaître le collage, les trois organisations consacrés à cet art, dépassant les frontières de la langue et de l’administration, se reconnaissent-elles, entre elles, s’unissent, et mettent à profit leurs connaissances, leurs expériences et leurs savoirs au profit de l’art du collage, et des collagistes du monde entier. Presque cent années après les premiers collages cubistes, la grande famille des collagistes dispersée à présent aux quatre coins des continents, pourra retrouver avec l’International Alliance of Collage Organizations les mots de la tribu, chers à Arthur Rimbaud. C’est un petit pas pour l’homme, mais un grand pas pour les collagistes. Et surtout un grand pas pour l’art du collage et sa reconnaissance. En dehors de la symbolique page commune qu’afficheront à présent- sur internet ces trois organisations – page qui sera rédigée en anglais et en français - en annonçant communément leurs expositions respectives – c’est tout un brouillard qui s’efface. Celui qui aurait pu laisser croire que ces organisateurs, ces passionnés de l’art du collage qui ont mis en valeur leurs passions au-delà de leurs propres travaux, puissent être rivaux en quelque manière que ce soit. La passion, et le partage de cette passion, c’est l’union. C’est là le seul mot, le seul but. A présent, pour l’amour de cette passion, les trois seules organisations de l’art du collage se sont unies pour une Sainte Alliance. Celle du partage, de la passion pour l’art du collage et de ses acteurs, celle qui permet de dire à présent que cet art au sein de ses organisations dépasse toutes les frontières et n’admet aucun intérêt particulier autre que celui de la promotion universelle de l’art du collage. Longue vie à l’International Alliance of Collage Organizations ! ART COLLAGE ALLIANCE Et que tous les collagistes du monde entier, que tous les amoureux de l’art du collage, y retrouvent là le signe de l’Art, quand celui-ci est au-dessus de tous les clivages.

Pierre Jean Varet pour l’organisation Artcolle (France) Gretchen Bierbaum pour l’organisation National Society Collage (USA) Dale Copeland pour l’organisation Art Collage Exchange (Nouvelle Zélande)

Collage Art Alliance : the International Alliance of Collage Organizations

17octobre

We have the pleasure to announce you the birth of : International Alliance of Collage Organizations



Collage Art Alliance (International Alliance of Collage Art Organizations) brings together the only three international organizations to federate collage artists having one – or several – annual exhibitions.

These organizations are: the National Collage Society created and managed by Gretchen Bierbaum (U.S.A.), the International Collage Exchange, created and managed by Dale Copeland (New Zealand), and of course Artcolle, created and managed by Pierre Jean Varet (France).

The three organizations share their experience, knowledge and expertise and by combining their efforts make collage art known to many people worldwide as well as offering collage artists living anywhere the opportunity to take part of their annual exhibitions and events.

It's an alliance of friendship, mutual respect and passion for collage art. The common aim of the three organizations is to raise interest in collage art, the art form they've been promoting individually for many years.

In addition to the website, where collage artists can find both information about exhibitions and each organisation's news, the Alliance welcomes the opportunity to consider other communal art projects with similar objectives. International Alliance of Collage Organizations

Pierre Jean Varet, Gretchen Bierbaum & Dale Copeland 17/ 10/2009

Art du collage : le prisonnier des colles

6octobre

Art du collage : le prisonnier des colles

C'est une très ancienne histoire. Une histoire d'amour qui vous colle à la peau. Cela se passe le 17 octobre 1980 à Birmingham en Angleterre, et les faits en furent à l'époque rapporté par la presse locale. Comme le journaliste ne donna aucune précision sur les noms des antagonistes de cette histoire, nous en respecterons donc l'anonymat le plus total. Bien que depuis lors, il y ait prescription ! Nous sommes à la prison de Birmingham, et l’heure de la visite autorisée aux détenus touche à sa fin. Les parloirs se vident. Mais une femme amoureuse ne se sépare pas facilement de son amoureux, même si c'est un détenu. Afin de faire perdurer la visite in eternum la jeune femme s'est enduit la main d'une colle extra forte utilisée dans le bâtiment, et à saisi prestement la main de son fiancé, afin que jamais, ni la prison ni les geôliers ni la justice ne puisse les séparer. Au final le détenu et sa femme, et un gardien dont le poignet était attaché à celui du prisonnier par une paire de menotte ont été conduit à l'hôpital, où selon le ministère de l'intérieur britannique, le couple a été séparé au bout de plusieurs heures. Le mari est retourné à sa cellule, et son épouse n'a fait l'objet d'aucune inculpation. De quel délit aurait put elle être poursuivie ? D'évasion, surement pas, d'effraction non plus. De racolage encore moins : la justice britannique ayant pris soin de distinguer le délit de racolage à celui d'encollage.

Extrait de : « Des collages à tous les étages Â» Editions Artcolle – A paraître fin décembre.

L'héautontimorouménos et l’art du collage.

28septembre

L'héautontimorouménos….. C’est quoi ? Dernièrement sur le forum Artcolle – au sujet de la thématique « un rituel de la colle action, de l'avant à l'après collage ? » je me questionnais sur un extrait de la réponse de Anso : « je peux plus revenir sur les lieux du crime mais il faut absolument ranger, effacer les indices ». Cette phrase faisait référence à des sujets de réflexions, à des lectures, que je n’arrivais pas à situer. C’est là tout le problème de l’âge : un jour on devient un grand puits de culture, puis en vieillissant seulement un puits. Enfin, en puisant au fond de ma mémoire j’ai retrouvé en quoi ces mots faisait référence à mes lectures de jeunesse. C’est à dire au poème de Baudelaire, intitulé L'héautontimorouménos – excusez du peu – et qui comporte ces fabuleux vers :

Je suis la plaie et le couteau ! Je suis le soufflet et la joue ! Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau !

De cette phrase : « je peux plus revenir sur les lieux du crime mais il faut absolument ranger, effacer les indices Â» à la version baudelairienne : « Je suis les membres et la roue, Et la victime et le bourreau ! » il n’y avait qu’un pas – je veux dire qu’un découpage – à franchir, l’art du collage et la poésie étant intimement lié. Puisque l’action même de créer un collage nous fait nécessairement passer de destruction en reconstruction, de décomposition en composition, par le déplacement d’un matériau ou d’une image dans un autre contexte, dans un autre lieu et une autre syntaxe, lorsque nous autres collagistes – déchirons des fragments, découpons des images, martyrisons moult découpures pour leur donner moult apparence de vieillissement dans nos créations – ne sommes nous pas –en ces instants – également la plaie et le couteau, les membres et la roue, et au final la victime et le bourreau ? Est-ce pour cela « qu’il faut ne plus revenir sur les lieux du crime et absolument ranger, effacer les indices ».

http://www.artducollage.com

Art collage et les enfants du cancer de l'hôpital universitaire de Plovdiv, Bulgarie (L'ombre est propice a nos plus belles clartées)

21septembre

En 2003 j'ai créé et géré, au nom d'Artcolle bien sur, une opération dénommée Atout Cœur d'Artiste.

Comme vous ne trouverez aucune trace de cette opération sur les sites d'Artcolle ( puisque l'opération n'a pas été renouvelée depuis 2006 ) ni sur mon site, puisque cette opération – réussite dans l'ombre – n'avait aucunement pour but de m'apporter la lumière – bien que ce soit là la plus belle opération que j'ai créé – en voici un résumé de présentation datant de 2006 :

« Notre participation à la création du Symposium Art collage en Bulgarie, en avril 2000, nous a fait découvrir un pays aux habitants chaleureux autant que pauvres. Suivant le rapport de la Banque Mondiale, 12% de la population bulgare vit en dessous du seuil de pauvreté ( le salaire moyen mensuel pour ce pays d'Europe est de 100 euros ) Particulièrement impressionné par la qualité des artistes bulgares, et des collagistes en particulier, ainsi que par leur gentillesse légendaire, nous avons décidé d'entreprendre au bénéfice exclusif de l'Université de Médecine de Plovdiv ( service de pédiatrie ) cette opération caritative, afin de pouvoir participer à l'amélioration des conditions d'hospitalisations des enfants du cancer. Le but de l'opération est de réunir 1000 euros d'ici septembre 2006, comme nous l'avons déjà fait avec votre aide en 2003, 2004 et 2005. ».

Cette opération consistait à exposer des collages originaux au format 10 x 15 cm à chaque exposition d'Artcolle : chaque participant payait 20 euros, et s'ils produisaient des collages en donation, ceux ci étaient vendu, quelque soit le nom de l'artiste , au prix de 10 euros.

C'était très compliqué a gérer ! Mais derrière cette masse de travail, et la vingtaine de participants chaque année ( sur plus de 1000 collagistes contactés chaque année …. je ne ferais aucun commentaire à ce sujet … du moins pas avant que j'écrive mes mémoires…) nous avons toujours réussi la prouesse de réunie mille euros. Chaque année était organisée une dernière exposition à Plovdiv ( où là les collagistes bulgares me fournissaient gracieusement une cinquantaine de collage au même format, vendu 10 léva – 5 euros – pour la même cause ) dans la plus grande galerie de Plovdiv, prêtée pour l'occasion par le Musée des beaux-arts de Plovdiv, mon deuxième partenaire pour l'opération.

C'est dans cette dernière exposition qu'étais remis publiquement, et devant la presse, le fameux chèque.

Nous avons réussi le coup en 2003, 2004, 2005 et 2006, et en novembre de cette même année j'ai remit, au nom d'Artcolle et des participants à l'opération, un dernier chèque de 1000 euros au service pédiatrie de l'hôpital universitaire de Plovdiv, Bulgarie.

En quatre années nous avons réussit à rénover une grande partie du service pédiatrie des enfants du cancer.

Car offrir 4000 euros en Bulgarie en quatre années c'est comme offrir en quatre années 40.000 euros à un hôpital français…

Pour se rendre compte, il faut voir les photos du service avant (chambres d'enfants communes, peinture de plomb écaillé, toilette à la Turque : très en dessous d'un squat parisien) et le présent grâce aux collagistes qui m'ont suivit : chambre individuelle, salle de douche, chambre pour les parents, salle de loisir, etc.

Les membres d'Artcolle qui sont passé à Plovdiv – pour des expos d'Artcolle – entre 2004 et 2006 durant mon exil bulgare, et à qui bien sur indubitablement j'ai fait visiter l'hôpital et constaté les progrès réalisés – sans parler des rendez vous prit pour l'occasion avec le professeur Ghenev - en ont tous été plus qu'ému.

Je remettrai bientôt en ligne - ils y ont été 4 années durant - les photos, autant que les certificats officiels de donation monétaire, car dans ce genre d'opération la transparence est de mise : certificat, photo, article de presse bulgare ( nombreux) etc. : un site sera entièrement consacré à cette opération .

Du dire du professeur Ghénev, directeur du service pédiatrie de l'hôpital universitaire de Plovdiv, et Président des pédiatres bulgares autant que sommité mondiale dans le monde médical – notez que si je me donne l'air parfois d'un rigolo, je ne travaille jamais avec des rigolos – notre action à , en dehors d'améliorer l'hospitalisation de ces enfants, permis de sauver la vie de dizaines d'entre eux.

C'est là le plus beau d'Artcolle, et de moi-même. Sans aucune publicité. L'ombre est propice a nos plus belles clartées.

Pourquoi je vous parle de cela, ici, dans le Blog des Colles ?

Parce que ce travail n'est pas finit – même si une plaque écrite en cyrillique au rez- de- chaussée fait moult remerciements à Artcolle et ses membres pour son action; Si j'ai arrêté cette action en novembre 2006 pour cause de déménagement et de difficultés personnelles, il est l'heure de reprendre cette action, et mon baton de pélerin pour cette cause.

Et que je compte sur vous pour cela.

Je reviendrais à ce sujet – surement à travers le projet d'une édition, ou d'une exposition, dont les participations financières serviront à l'Atout Cœur d'Artiste 2010 – ou par toutes autres formes permettant de réunir une somme d'argent servant à la cause d'Atout Cœur d'Artiste.

Ce message est une ré-activation d'Atout Cœur d'Artiste, auprès de vous, et de moi même.

Une invitation à un rendez-vous futur.

J'ai le sentiment que vous comprendrez cette démarche.

Pierre Jean http://www.artducollage.com .

Collage : La mise à mort des nécrologies

19septembre

La mise à mort des nécrologies

La nouvelle est tombée aussi froide qu'une feuille d'automne : dans un décret publié courant août dans un journal de Plovdiv ( Bulgarie) : la municipalité met fin à l'usage de l'une des plus curieuses coutumes Bulgares, je veux parler des nécrologies .

Nécrologies c'est le terme donné à ces feuilles – généralement au format papier machine – collées, accolées, voir même agrafées ou scotchées aux arbres de Plovdiv, et qui annoncent, comme leurs noms l'indiquent le décès de tous quidams.

Dès mon premier voyage à Plovdiv en avril 2000, dès mes premiers pas dans cette ville je fus surpris par ces papiers collés à chaque arbre..

L'esprit poétique de cette coutume m'a tout de suite charmé au plus haut point, d'autant qu'il est interdit d'arracher ces nécrologies : seul le vent, la pluie, sont autorisés à effacer ces traces de vies-mortes.

Hors du temps, hors de notre époque ou chaque geste doit être normalisé par trois feuilles administratives, cet affichage libre et sauvage, rappelait à chaque passant notre vanité durant notre passage sur terre : nous finirons en nécrologies, et seul les branches des arbres seront les bras de nos dernières tendresses avant de disparaître et que nos noms sous l'encre diluée par la pluie ne s'effacent du cÅ“ur de nos semblables. Tradition poétique – apparaître, paraître, pour disparaître, nous rappelait à chaque pas que tout ici est superficiel, et que, semblables aux feuilles mortes de la chanson de Prévert, l'automne de nos vies succédera toujours quoiqu'il advienne à nos plus beaux étés. Finir en papier collé, n'est ce pas là le rêve de tous collagistes ? Et cette pensée s'imposa à moi comme une évidence, finir ma vie de collagiste en nécrologie bulgare, soulevée par le vent, ma destinée enfin sublimée par les vers de Verlaine :

Et je m'en vais

Au vent mauvais

Quand sonne l'heure…

Quand sonne l'heure… mais la seule heure qui sonne annonce la mise à mort des nécrologies, cette tradition Bulgare, dont la fin est à mes yeux un acte d'européanisation de la Bulgarie, dans le mauvais sens du terme, l'abandon d'une tradition, l'abandon d'un espace de liberté et de poésie.

Puisqu'un décret me retire mon projet de mourir un jour à Plovdiv, dans cette Bulgarie que j'aime, afin de finir en papier collé – et n'ayant à ce jour trouvé aucune raison valable de mourir ailleurs - je suis donc contraint à l'immortalité : Pierre Jean errant à jamais, au vent mauvais.

http://www.artducollage.com

Est-ce le collage qui fait le collagiste, ou le collagiste qui fait le collage ?

4septembre

Il y a t-il un germe qui fait que l’on devient tôt ou tard collagiste ? Où est-ce le fait que la molécule la plus abondante dans l’organisme humain porte le nom de collagène – qui elle même peut être transformée en colle- et est justement cicatrisante ( ceci ne vous rappelle t-il pas les témoignages concernant le collage exutoire des membres du groupe Artcolle sur Yahoo !) ? Est-ce le collagiste qui fait le collage ou le collage qui fait le collagiste ? La question peut sembler iconoclaste, mais pourtant elle s’est peu à peu imposer à moi tout au long de la rédaction du troisième volume de L’art du collage à l’aube du XXIème siècle à paraître fin décembre (http://www.artducollage.com/livres5/index.html) Et à l’heure où j’en viens à clore ce texte, je n’ai bien évidemment pas trouver la réponse. Beaucoup de souvenir me ferait pencher pour la deuxième solution : le collage fait le collagiste. D’abord au niveau des artistes professionnels, beaucoup d’entre eux pratiquaient un autre art avant de se mettre à vivre à la colle. Au début ils l’ont simplement expérimenté, puis au fur et à mesure le collage a pris le pas sur toutes les autres formes d’expressions qu’ils maitrisaient. Kolar, poète, devient totalement collagiste et abandonne la poésie écrite. Mandeville, illustre peintre, abandonne ses toiles et ne décollera plus du collage jusqu’à sa mort. Philibert Charin de même ( même s’il n’est pas loin des techniques mixtes), etc. Du coté des « amateurs Â»  : ils commencent par un collage –sans même vraiment savoir qu’ils font un collage comme nous avons pu le lire à travers différents propos– puis plongent dans la colle et deviennent à leur tour indécollable. Et si certains d’entre eux pratiquaient une autre technique, ils l’intègrent ou l’abandonnent au profit exclusif de l’art du collage. Dans ces deux cas on peut se demander en effet si ce n’est pas le collage qui crée le collagiste. Je mets délibérément de coté – avec toute la mauvaise foi que l’on me connaît - les professionnels qui par des préméditations intellectuelles se sont effectivement servi de l’art du collage, et aussi pour ceux qui pratiquent cet art comme un loisir, puisque par définition il est logique de passer tôt ou tard d’un loisir à un autre loisir, sinon cela ne se nommerait pas loisir mais passion. Alors est-ce l’art du collage qui fait le collagiste ? Est-il à ce point tentaculaire – pour ne pas dire collant à l’extrême – qu’il pourrait transformer tous les artistes à son approche, et les accoler à sa cause ?

Du collage et du cannibalisme

24août

Il semble que le collagiste, expert en détournements et transformations de toutes sortes, ai tout de même des limites non dîtes, voir même morale, à son propre mouvement perpétuel de recycleur du recyclage. Tout le monde connaît les fabuleux romans collages de Max Ernst où s’étale des centaines de gravures découpées dans des magazines de la fin du XIXème siècle. Tout le monde connaît également les collages de Jacques Prévert et ces chromos découpés, ainsi que les collages de Max Bucaille, etc. Mais je n’ai jamais vu une seule fois à travers les milliers de pratiquants de l’art du collage de ma connaissance, les éléments de ces illustres collagistes redécoupées et collées à leur tour par un autre artiste afin de nourrir ses propres collages. Par conséquent on peut en conclure que si le collagiste est le prédateur des peintres, des photographes et des illustrateurs, il est très rare que lui-même soit le prédateur de ses consÅ“urs et confrères. Rare ou inexistant est en fait le collagiste qui se réapproprie les images déjà transformées par d’autres collègues du couper-coller. En ce sens si le collagiste peut souffrir de porter en lui tous les germes de tous les péchés du monde, on ne pourrait le condamner pour cannibalisme. Bon appétit ! http://www.artducollage.com

Art du collage : quand ça déraille...

27juillet

Le Tour de France est à peine finit que voilà la petite reine qui s’en vient faire un tour dans l’art du collage. Cependant ce n’est pas en France, mais en Afrique du Sud que l’approche du vélo conjugué à l’art du collage nous fasse quelque peu pédaler dans la semoule… Jugez en plutôt par vous-même, et sachez que je n’invente rien dans ces chroniques concernant l’art du collage et ces multiples dérivés. Ce fait divers que je vais vous relater ne date pas d’hier, ni même du dernier hiver. Mais du 12 mai 2007. Je l’ai repêché – si ce n’est recollé – dans mes infatigables recherches sur l’art du collage appliqué à notre société, en vue du troisième volume de L’art du collage à l’aube du vingt et unième siècle, à paraître fin décembre. Cela se passe donc en Afrique du Sud, et plus précisément à Johannesburg. Ce 12 mai 2007 un quinquagénaire eu la mauvaise idée – alors qu’il rentrait chez lui après une petite promenade de fin d’après midi – de croiser sur son chemin trois mauvais esprits. Contraint par la menace d’un revolver d’emmener ses agresseurs à son domicile, ces derniers prirent alors tout le temps de vider placards et tiroirs et d’extorquer au pauvre malheureux divers objets précieux et quelques billets de banque. Puis, afin de s’assurer que la victime ne décroche son téléphone pour demander de l’aide dès leur départ, les malfaiteurs eurent l’idée d’introduire à ce stade de leur méfait l’art du collage dans celui du petit banditisme, passant en cela dans la postérité des collagistes de mauvais chemin, si ce n’est dans celui de la criminalité. Ainsi ils obligèrent la pauvre victime à se déshabiller totalement, puis, de s’installer sur le vélo d’appartement, après avoir encoller la selle, le guidon, et les pédales de colle forte. Le pauvre malheureux, coller à sa machine comme un grimpeur du mont Ventoux, ne fut libéré que le lendemain matin, après que sa femme de ménage – qui heureusement possédait un trousseau de clefs – puisse donner l’alerte. Il fallut encore plusieurs heures pour que la police, puis les services de secours, puisse décoller le pauvre homme de son vélo. L’histoire cruelle ne précise pas si durant tout le temps où il ne fit qu’un avec la machine, l’homme baissait la tête pour avoir l’air d’un coureur, ni même si comme première étoffe pour couvrir sa nudité, les secours lui enfilèrent un maillot… jaune. Le monde est impitoyable, et puisqu’il ne tourne pas rond, ce n’est rien de dire à présent que même dans l’art du collage, ça pédale sec !